Marissa Mayer sexy dans VOGUE: scoop, la patronne du CAC40 n’est pas une libertine anarchiste…

 

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Marissa Mayer est la présidente de Yahoo! En tant que femme, de surcroît mère, patronne d’un groupe lié aux technologies, et blonde sexy, elle sert donc de punching-ball moral aux personnes suivantes:

  • les féministes pro congé maternité
  • les féministes existentialistes anti reproduction
  • les mecs frustrés
  • les moches

Ce qui représente tout de même, vous en conviendrez, un sacré paquet de gens.

Dernièrement, Marissa Mayer a posé dans VOGUE.

Vogue, c’est ce magazine de mode qui coûte la peau des fesses et propose 100 pages de pub sur 240 pages dans son numéro de septembre (le très attendu « september issue »). Dans Vogue, on vous dit en général ce qu’il faut porter (les « does ») et ce qu’il ne faut pas porter (les « donts »). Bref, on est loin du magazine anarchiste qui remettrait en cause les stéréotypes de genre. Vogue, c’est tout de même le bras armé de la bien-pensence et du patriarcat, non ?

Alors faisons un bref arrêt sur image: qui est Marissa Mayer ? Marissa Mayer est une patronne de groupe multinational, qui siège à Sunnydale en Californie. Elle gagne plusieurs millions de dollars par an. Bref, même si certains veulent faire d’elle une nouvelle icone féministe, on est tout de même un peu éloignés de Louise Michel ou même d’Antoinette Fouque.

Marissa Mayer, Vogue, même combat. Les deux sont des pions dans l’échiquier du néolibéralisme, la voir poser dans ce magazine n’est donc pas une surprise. Le fait qu’elle prenne une pose lascive, passive, peu « combattante » et encore moins « chef d’entreprise » n’est guère surprenant. Ceux qui s’étonnent oublient que Marissa est avant tout un produit, un produit qu’elle markete et qu’elle vend très bien.

Montrer qu’elle est glamour alors que patronne, mince alors que jeune accouchée, sexy alors que mère, douce alors que chef d’entreprise, soignée alors que débordée, permet de valoriser la marque qu’elle dirige, Yahoo!, tout en culpabilisant subtilement la lectrice:

Quoi, tu es encore grosse, pas terrible, pauvre et en plus tu n’es pas patronne d’un groupe de la Silicon Valley ? Dégage ! (Ou achète nos babioles.)

La prochaine fois que les observateurs et trices voudront s’offusquer d’une telle pause, qu’ils regardent d’abord la personnalité du mannequin d’un jour. Non, Marissa Mayer n’est pas une icone féministo-anarchiste. Elle reste logique avec elle-même. Peut-on la blâmer de réussir ou la majorité échoue ?

Et puis, quand bien même ? Si elle avait posé en costume cravate, assise jambes écartées, n’aurait-on pas dit qu’elle manageait « comme un homme » ?

 

Moralité: Les filles bien n’avalent pas, mais elles posent sexy dans Vogue.

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